Surpopulation et dystopie

Futur noir est sorti de terre !
Parce que nous vivons dans un monde obscur où les turpitudes du présent spolient nos imaginaires du futur, où la situation économique, sociale et écologique devient de plus en plus inextricable chaque jour, où la génération des jeunes adultes se demande concrètement comment elle va s’en sortir face à ce marasme, il nous paraissait essentiel de regrouper les jeunes et les moins jeunes pour amorcer une prise conscience et développer un débat autour de ces doutes.

Tel un chrysanthème s’épanouissant sur une dalle de granit, nous avons trouvé dans la dystopie un terreau fertile pour parler des problématiques de notre société et les mettre dans une perspective temporelle et fictionnelle. Se servir de la caricature comme outil pédagogique et analytique est notre ambition. L’univers de la science fiction pousse la réalité et ses peurs au paroxysme lui donnant une envergure supplémentaire pour amener un regard critique sur les systèmes au sein des sociétés. Mais n’oublions pas l’influence de certaines réflexions politiques ou sociologiques dans grand nombre d’oeuvres de science fiction. Notre démarche se situe dans un besoin de communiquer sur le mal-être ressenti par une quantité d’individus, provoquer des discussions pour (peut-être) mettre en place une volonté commune de ne pas se laisser happer par l’obscurité.

Ce premier numéro explore la surpopulation mondiale et l’impact sur son écosystème. Ironiquement l’Homme, qui ne cesse de chercher à éradiquer des maladies et prolonger l’existence, va se trouver face à une impasse. Trop de monde tue ! Ce qui est comique c’est de voir que la surpopulation animale est régulée par l’Homme. Mais nous qui nous régulera ? Vous rappelez-vous de ce que vous faisiez le 20 Août 2013 ? Ce qui est drôle c’est que cette date lointaine qui a probablement fui les mémoires, est une date historique dans l’histoire de l’Humanité. Pour la première fois l’Homme a consommé l’intégralité des ressources naturelles que peut produire la Terre en seulement 232 jours. Ce qui pose une question face à ce pénible constat : Sommes-nous déjà trop nombreux ? Pourtant ce problème n’est pas relatif qu’à notre époque et c’est ici que commence la réflexion que nous projetons dans ce numéro. Posons nous les bonnes questions, appuyons nous sur l’actualité, regardons comment la Science fiction a investi cette question contemporaine.

Alors c’est parti et n’oubliez pas demain sera pire !

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