Société de genre et dystopie

« Guerre et superstition ! Quand ces deux fléaux auront disparu de notre terre – libérés du mysticisme oriental, des croyances divines, du mensonge et de la misère, les humains concevront l’amour et le respect de l’Humanité ! Ils dégageront facilement l’intérêt commun (l’association) qui doit les unir, détruisant du même coup les divisions qui neutralisent leurs efforts, et empoisonnent leur existence. » — André Léo, La femme et les moeurs, 1869

Sommes-nous libre d’être ?

Nous aborderons pour ce deuxième numéro l’épineuse question du genre et plus précisément celle de la société du genre. Nous avons voulu engager notre réflexion à travers de différents regards et pensées.
Le genre (si tant est qu’il existe) est une notion sur laquelle bon nombre de systèmes sociétaux, qu’ils soient religieux ou progressistes, se sont appuyés, entre autre, pour diviser et donc mieux diriger les masses. Il n’est donc pas surprenant de voir que notre société consumériste, capitaliste, utilise, profite et justifie le jeu du genre pour asseoir sa domination.

Insidieusement, elle tend à provoquer les effets délétères du communautarisme au sein de la lutte pour l’égalité pour réduire à néant sa remise en cause. Nous épinglerons cette société mercantile qui s’appuie sur les différences pour mieux vendre et nous réduire encore un peu plus dans des rôles pré-établis. Parce que oui l’humain est une marchandise, nos corps sont des marchandises, nous sommes des supports publicitaires. Il faut prendre conscience de la volonté de ce système, là où se trouve son intérêt, son but, prendre également conscience que l’avilissement de l’humain passe par tous les moyens et que la souffrance qui en résulte existe bel et bien qu’importe le genre, la confession, la culture, l’idée politique et elle est à prendre en considération.

L’inégalité est notre problème à chacun, la liberté est le problème de chacun, car comme le disait Mikhaïl Bakounine :

« Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes et femmes, sont également libres. »

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